Myasthénie auto-immune : La biopsie musculaire un outil pour la diagnostiquer ?

Des chercheurs japonais ont mené une étude sur 20 personnes chez qui on suspectait une myasthénie auto-immune mais qui n’avaient pas d’anticorps anti-RACh, ni d’anti-MuSK.

Cette étude conclut que l’analyse de la plaque motrice* pourrait contribuer à faire le diagnostic.

Dans cette étude les vingt personnes ont eu une biopsie neuromusculaire du biceps brachial.

  • Cinq d’entre elles avaient un dépôt de complément au niveau de la plaque motrice* :
    => quatre d’entre elles présentaient aussi une diminution de la densité des RACh, comparable à celle retrouvée chez les personnes atteintes de myasthénie positive aux anticorps anti-RACh,
    => des anticorps anti RACh à faible affinité ont été retrouvés chez deux d’entre elles,

Les cinq personnes ont été considérées comme ayant une myasthénie auto-immune et traitées comme telles avec succès.

  • Les quinze autres personnes ont eu d’autres diagnostics au cours des dix années de suivi, sauf une qui a développé une myasthénie auto-immune trois ans plus tard.

Compte tenu de l’aspect invasif de la biopsie musculaire, les auteurs suggèrent de rechercher, en premier, des anticorps anti RACh à faible affinité.

Source
Motor end-plate analysis to diagnose immune-mediated myasthenia gravis in seronegative patients. Nagaoka A, Tsujino A, Shiraishi H et al.
J Neurol Sci. 2022 Dec 15;443:120494.

 

* La plaque motrice, c’est la jonction neuromusculaire. Elle permet le passage de l’influx nerveux du nerf vers le muscle pour que se créée la contraction musculaire.

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